Le sourire des femmes – Nicolas BARREAU

Le sourire des femmes - Nicolas BARREAUJe ne me souviens plus de quand j’ai acheté ce roman peut-être m’attendais-je à une histoire riche en émotions, romantique, pimentée de quiproquos etc, mais malheureusement, il ne casse pas trois pattes à un canardLe sourire des femmes est un roman fade et (presque) sans surprise.
Les choix d’Aurélie sont difficilement compréhensibles. Désespérée suite au départ de son petit ami, elle achète par hasard, un roman dans lequel elle et son restaurant sont cités. Et tout à coup, voilà qu’elle jette son dévolu sur l’auteur (qui n’est pas celui qu’on croit) et va tout faire pour le rencontrer (quitte à avoir un comportement qui frise la pathologie).

L’attitude de l’éditeur est vraiment déplaisante, sa façon de percevoir ses collègues féminines, de nous les décrire comme de parfaites godiches ou concierge avides de commérages. C’est un personnage antipathique, calculateur et manipulateur. Bref, on est bien loin de l’image du Prince Charmant ou du type gentil (beau et torturé) qu’on s’attend à trouver dans ce type de roman.
Même si Le sourire des femmes a l’avantage d’être court et de se lire facilement, je n’irai pas jusqu’à le recommander. Mauvaise pioche.

Dompteur d’anges – Claire FAVAN

Dompteur d'anges - Claire FAVANDompteur d’anges ou l’effet papillon d’une terrible erreur judiciaire…
L’histoire : Max Ender est jeune homme modeste et prévenant, il gagne sa vie en travaillant comme homme à tout faire auprès des habitants de sa ville. Tout le monde le connaît et lui fait confiance, mais lorsque le petit garçon qui le suit comme son ombre disparaît la roue tourne. Le cadavre du jeune garçon est retrouvé et la police n’enquête pas bien longtemps avant d’accuser Max et de le jeter en prison. Dans le milieu carcéral, le sort réservé à un violeur et tueur d’enfant n’a rien à envier aux Enfers. Après 5 années de supplice, Max est libéré : le véritable coupable étant repassé à l’acte et écroué. Mais Max est détruit par ces années d’injustice et de souffrance et il jure de se venger… 

Mon avis : Très rythmé, Dompteur d’anges ne se lit pas, il se dévore. Avec ses chapitres courts et intenses, difficile de s’arrêter dans sa lecture tellement l’intrigue est riche et dense. L’histoire de Max Ender, innocent déclaré coupable et emprisonné, n’est pas unique et elle offre une belle perspective romanesque.

Même si j’aurais aimé que Claire Favan mette tout son talent au service de Max et de sa vengeance pour nous offrir davantage de noirceur comme dans Serre-moi fort, je ne suis absolument pas déçue par ce roman.

Dompteur d’anges offre un grand plaisir de lecture, son rythme soutenu apporte peu de répit au lecteur jusqu’à la fin… très plaisante.

Ragdoll – Daniel COLE

Ragdoll - Daniel COLEA l’origine, Daniel Cole a écrit Ragdoll pour la télévision britannique, ce devait être le scénario d’une petite série. Malheureusement, les chaînes de télévision ont refusé son scénario et Daniel Cole l’a transformé en un roman policier pour notre plus grand plaisir.

 

L’histoire : Daniel Cole a créé l’un des cadavres les plus originaux que j’ai jamais croisé dans un roman. Un corps composé des morceaux de six victimes cousus entre eux, avouez que c’est original ! Le héros, l’inspecteur Wolf (surnom de William Oliver Layton-Fawkes), est un type haut en couleur. Il s’affranchit des règles et des lois et mène ses enquêtes à l’instinct. Récemment réintégré dans la police après un séjour en hopital psychiatrique pour soigner ses accès de violence, c’est à lui que revient la charge de recomposer le puzzle de cet étrange cadavre. Rapidement, une liste lui est remise. Elle se compose des noms de 8 personnes ainsi que la date à laquelle elles vont mourir. Le dernier nom de la liste est le sien.

 
Mon avis : Costumes sombres et parapluies noirs, quartiers célèbres et touristiques, météo peu clémente, bienvenue à Londres ! On n’a aucun mal à imaginer les scènes de cohue massée dans l’humidité londonnienne décrites par Daniel Cole. Et avec son flegme inébranlable, l’inspecteur Wolf fait honneur à ses congénères, peut-être un peu trop à mon goût. Un peu plus de nerf, et tension n’auraient pas été de trop. C’est le seul bémol à cette enquête dont la progression rapide n’empêche pas les victimes de s’accumuler. Le tueur semble avoir toujours un coup d’avance et prendre plaisir à narguer les enquêteurs. On se prend au jeu de le démasquer, de cerner son identité, et de comprendre le lien entre toutes ces victimes.

La quantité de cadavres est tout à fait satisfaisante et Daniel Cole fait preuve de beaucoup d’imagination pour faire mourir ses personnages. Il y en a pour tous les goûts en matière de mort violente, c’est en quelques sortes le nuancier des différentes manières de décéder. En bref, je suis emballée par ma lecture et suis curieuse de voir ce que cela pourrait donner une fois porté à l’écran.

Lady Helen et le club des mauvais jours – Alison GOODMAN 

Lady Helen et le club des mauvais jours - Alison GOODMAN Le temps d’un petit weekend en Bretagne, nous sommes allés faire un tour chez Gwalarn, une petite librairie indépendante pleine de charme et de libraires aussi passionnés que compétents. J’ai pris l’habitude de me fier à leurs coups de cœurs pour choisir mes lectures. C’est comme ça que je suis ressortie avec un gros livre de 600 pages brochée dans une très jolie couverture : Lady Helen et le Club des Mauvais Jours.
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La fille de Brooklyn – Guillaume MUSSO 

La fille de Brooklyn - Guillaume MUSSO L’histoire : Je me souviens très bien de cet instant. Quand Anna m’a demandé :
« Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? »

Vous auriez répondu quoi, vous ? Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire. Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.

– C’est moi qui ai fait ça.

Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours. Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot. Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu. 

Mon avis : Comme beaucoup, je connais les raisons qui poussent certains lecteurs à critiquer le « style (de) Musso ». Si j’avais été un peu dérangée au début de ma lecture de Central Park par quelques lourdeurs, j’ai plongé dans La Fille de Brooklyn sans aucune difficulté. Construction simple et efficace. Pas de chichi.
Chaque chapitre se termine par une révélation, une situation périlleuse, un danger imminent. Partant de là, on a quasiment tous les ingrédients d’un page-turner. J’ai commencé par me dire que les premiers renversement de situations étaient assez « classique » mais au bout de quelques chapitres, on est rompus à l’exercice et on bascule entièrement dans le roman

Si le début un peu long (quelques chapitres), une fois que l’enquête se met en place, il devient impossible de s’ennuyer (et de réfléchir aux conclusions à tirer de tel ou tel nouvel élément) tellement les rebondissements et autres retournements de situations tombent coup sur coup. 
Les personnages sont sympathiques malgré leur nature quelque peu stéréotypée et leur fragilité les rend immédiatement touchants et familiers.
La fin arrive très vite. Alors qu’on lit tête dans le guidon, on se retrouve avec une quinzaine de pages restantes avant de terminer le livre (« Ah ?! Déjà ?« ). C’est assez surprenant.

Bon, tout ça pour vous dire que je n’ai pas envie de tomber dans ces critiques faciles et gratuites dont les romans de Guillaume Musso font souvent l’objet. Encore une fois, si on est à la recherche d’un style prononcé, original, si on s’attend à être surpris, déstabilisé ou dérangé par la construction des phrases, si la Langue Française, sa complexité et ses exercices de styles nous mettent en transe, mieux vaut se tourner vers la prestigieuse Bibliothèque de La Pléiade.

En revanche, si vous êtes à la recherche d’une lecture agréable et prenante, faite d’action, de rebondissement, de passé tragique et d’amours contrariées, La fille de Brooklyn est le parfait roman des vacances. Vous passerez un très bon moment de lecture, je vous le garanti, et la jolie couverture signée Matthieu FORICHON viendra agrémentera votre délicieuse bibliothèque. CQFD !

Les filles des autres – Amy GENTRY 

Les filles des autres - Amy GENTRY La bête Noire, collection chère à mon cœur, a fait sa rentrée il y a 15 jours avec la publication de deux nouveaux romans : un polar français et un thriller américain. J’ai commencé par le thriller. Il m’était impossible de résister au sous-titre « un roman à suspense » ni au résumé.

Mon avis : Les filles des autres est un thriller original. L’histoire est racontée par Anna, la mère des deux filles. La famille d’Anna a volé en éclat après que Julie ait été kidnappée dans sa chambre sous les yeux de sa petite sœur, Jane. Pendant huit ans, la petite famille a connu une descente aux enfers mais lorsque  Julie réapparaît sur le seuil de la porte, les cartes sont redistribuées et chacun tente de (re)trouver sa place. Mais une fois l’émotion des retrouvailles passées, Anna commence à avoir des doutes sur l’identité de Julie. Physiquement, ce n’est plus du tout la jeune adolescente qu’elle était au moment de son enlèvement, et la nouvelle Julie semble vouloir garder secrets beaucoup d’éléments de son passé. Tout au long du roman la question est donc : « Et si Julie n’était pas Julie ? »

J’ai beaucoup aimé ce thriller. Amy Gentry parvient à maintenir le mystère jusqu’au bout. On s’accroche pour connaître la vérité sur Julie et son passé qui nous est dévoilé par petites bribes au travers du récit d’Anna. Anna, qui, entre nous, est un vrai glaçon, semble froide, distante et ses réactions sont assez  particulières. D’un autre côté ses traits de caractère sont tout à fait crédibles étant donné ce qu’elle a vécu.

On passe par tous les stades de la suspicion en lisant ce thriller et – je vous ai déjà fait part de mon attrait pour ces romans qui mènent le lecteur par le bout du nez donc – inutile de vous dire que j’ai été pleinement satisfaite par ma lecture de Les filles des autres.

Néanmoins, je ne résiste pas à l’envie de faire un petit aparté sur ce qui est mentionné sur la couverture… Les filles des autres est un thriller qui fait appel au suspense, certes, mais de là à dire qu’on «redécouvre le sens de l’expression « roman à suspense« », c’est carrément exagéré ! Je trouve ça dommage d’en venir à utiliser ce genre de procédés pour vendre un roman qui est loin d’être banale et qui a largement de quoi trouver et séduire son lectorat sans ces mentions commerciales toutes prêtes.