Purgatoire des innocents – Karine GIEBEL

Purgatoire des innocents - Karine GIEBELJ’ai débuté ma lecture de Purgatoire des Innocents sans lire son résumé et j’ai littéralement été happé par cette descente aux enfers. Pour préserver la richesse de ce thriller, je ne vous copierai pas le résumé (hé oui, je suis comme ça) !

Mon avis : Purgatoire des innocents commence par nous propulser dans l’action d’un braquage. Trois hommes et une femme viennent de braquer une bijouterie et fuient les lieux de leur forfait avec la police aux trousses. L’un d’eux est blessé et se vide de son sang sur la banquette arrière de la voiture. Il faut s’arrêter pour demander de l’aide et le faire soigner. Mais à l’image de ce braquage, rien ne va se passer comme prévu.
Ce roman est un huit clos angoissant et captivant. Progressivement, on est plongé dans l’horreur et la cruauté. Dans ce décor sinistre, la tension monte crescendo et laisse éclater au grand jour la barbarie à l’état pur.

Je ne connaissais pas Karine GIEBEL, et j’ai cru comprendre que ses romans étaient tous aussi bons les uns que les autres. Elle maîtrise parfaitement son art et mène son lecteur où elle veut. Je n’hésiterai pas à offrir Purgatoire des innocents à un lecteur de thriller.

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L’Enfant Allemand – Camilla Läckberg

L'Enfant Allemand - Camilla LäckbergL’histoire : Patrick est en congé paternité pour s’occuper de Maja et laisser Erica se consacrer à son roman. En cherchant dans son grenier, Erica tombe sur les journaux intimes de sa mère (décédée), une brassière de bébé tâchée de sang et une médaille Nazi. Elle décide d’enquêter sur le passer de sa mère et comprendre le mystère de la brassière de bébé et de la médaille Nazi. Au même moment, un spécialiste de la 2nde Guerre Mondiale est retrouvé mort
Mon avis : C’est le 5ème volume de la saga (je ne vois pas quel autre qualificatif employer) de Camilla Läckberg.

L’intrigue est en lien direct avec des évènements qui se sont produits en Suède lors de la 2nde Guerre Mondiale et il y a davantage de suspense que dans le volume précédent, L’Oiseau de mauvais augure (que je n’ai d’ailleurs pas chroniqué).
Comme toujours, on est heureux de retrouver les personnages que l’on a appris à connaître. Mais malgré mon enthousiasme j’ai eu du mal à avaler les 600 pages. Camilla Läckberg a la fâcheuse tendance à broder et il en résulte des passages franchement lassant. Je ne vais pas vous mentir, j’ai allègrement survolé certains passage sur les états d’âmes des uns et des autres.

J’ai aussi été dérangée par le fossé entre la légèreté du roman et la violence de certaines scènes.

Enfin, j’ai été terrassée par la multitude de personnages, qui ont, pour la plupart, des noms à coucher dehors.

En conclusion, une expérience très nuancée.

Mais ne cherchons pas midi à 14 heure : Camilla Läckberg écrit des polars de DI-VER-TIS-SE-MENT et ils remplissent parfaitement leur mission : nous divertir.

Kaboul Express – Cédric BANNEL

Kaboul Express - Cédric BANNELL’histoire : Zwak, afghan, dix-sept ans et l’air d’en avoir treize, un QI de 160, et la rage au cœur depuis que son père a été une « victime collatérale » des Occidentaux. Il échafauder un plan pour détruire Paris et obtenir vengeance. En Syrie, Daech a entendu son appel…
De Kaboul au désert de la mort, des villes syriennes occupées par les fanatiques de l’État islamique à la Turquie, la commissaire de la DGSI Nicole Laguna et le qomaandaan Kandar, chef de la Crim de Kaboul, traquent Zwak et ses complices. Contre ceux qui veulent commettre l’indicible, le temps est compté.

 

Mon avis : Kaboul Express fait froid dans le dos. Malgré une course contre la montre qui a de quoi faire transpirer son lecteur, les informations concernant Daech, distillées tout au long du roman, sont glaçantes et édifiantes.
On a l’impression d’être passé de l’autre côté du miroir et de voir l’envers du décor tant du côté des djihadistes que du côté des autorités qui les combattent.

Plus haletant de Baad, Kaboul Express m’a aussi semblé plus rythmé. Ses personnages, ses actions et son timing m’ont paru plus forts, plus denses. Je pense que c’est parce que Zwak, le jeune terroriste au QI hors-norme, s’est donné pour mission de rayer Paris et sa population de la carte du monde.

Après les nombreux attentats qui ont frappé la France ses dernières années, Kaboul Express peut se lire autrement que comme un simple roman policier.

Le Dahlia Noir – ELLORY, HYMAN 

Le Dahlia Noir - ELLORY, HYMAN J’ai découvert le travail de Miles Hyman il y a quelques années avec Nuit de Fureur. J’avais été grandement séduite par la fabuleuse atmosphère dégagée par ses dessins. Pour l’adaptation du roman de Jame Ellroy, il a collaboré avec David Fincher et Matz.


L’histoire
: Le 15 janvier 1947, la police de Los Angeles trouve sur un terrain vague le cadavre nu d’une femme de 22 ans, Betty Short. Le corps est sectionné en deux au niveau de la taille, vidé de ses organes et de son sang, il présente de nombreuses lacérations et brûlures, notamment aux seins, et la bouche a été ouverte d’une oreille à l’autre. La police met toutes ses forces sur ce meurtre qui, à cause de la tendance de la victime à se vêtir de noir, devient « l’affaire Dahlia noir ». Elle va faire la une du Herald Express pendant douze semaines.

Mon avis : Certains pourront être gênés par l’aspect figé et statique des dessins. Pour moi, la patte de Miles Hyman est incomparable, son style est unique et reconnaissable entre tous. Il était tout désigné pour adapter Le Dahlia Noir en BD. Sa palette de couleurs, qui fait flirter ensemble les jaunes et les bruns, frôle le sépia. Un effet « rétro » parfait pour nous plonger dans l’atmosphère tantôt feutrée, tantôt bouillonnante des années 40-50. 

Matz et David Fincher ont réalisé une très belle découpe du livre de James Ellroy, rien ne manque à la terrible histoire d’Elisabeth Short, le Dahlia Noir. C’est une véritable prouesse d’adapter un roman de 500 pages en bande dessinée de 170 à laquelle rien ne manque, pas même l’ambivalence des personnages ou la complexité de leurs relations.

Cette bande dessinée est presque un chef d’œuvre puisqu’elle regroupe à elle seule un auteur de renom, James Ellroy, un réalisateur hors pair, David Fincher*, un scénariste BD de talent, Matz, et un dessinateur inimitable, Miles Hyman. Bref, c’est le cadeau parfait !

* je ne tolèrerai aucune critique de David Fincher, il est mon réalisateur préféré. 😀

Deux gouttes d’eau – Jacques EXPERT

Deux gouttes d'eau - Jacques EXPERTL’histoire : Une femme est retrouvée morte dans son appartement. Elle a été assassinée à la hache. Sur la vidéo surveillance on voit clairement son ami sortant de chez elle avec l’arme du crime à la main. Mais ce qui semble être une évidence l’est moins lorsque le principal suspect accuse sont frère… jumeau.

Mon avis : Deux gouttes d’eau est presque un huit clos, une arène où un enquêteur aussi chevronné que tenace et deux jumeaux se défient. Au début, l’enquête paraît toute simple : un cadavre, une vidéo montrant l’ami de la victime armé d’une hache, un suspect. Mais les certitudes du commissaire vassillent lorsqu’il fait la connaissance du frère jumeau de son suspect. Les deux hommes se ressemblent trait pour trait et il est absolument impossible de les différencier.

L’intrigue est parsemée de morceaux du passé des deux frères. Ces flash-back nous aident à connaître les deux frères, à comprendre qui ils sont. Tout au long de ma lecture j’ai essayé de comprendre lequel des jumeaux était l’assassin et, je n’y suis pas parvenue (évidemment). La fin, surprenante et très bien amenée, est vraiment parfaite.

Carnaval – Ray CELESTIN

Carnaval - Ray CELESTINCarnaval est une plongée dans les marécages de La Nouvelle Orléans en 1919. On ne sort la tête de l’eau qu’à la toute fin du récit. Sur fond de jazz, de bordels, de mafia, de ségrégation et de pluie, un tueur en série s’attèle à massacrer ses victimes à la hache.
Plusieurs personnages sans liens apparents se lancent à la recherche de ce meurtrier sanguinaire que rien ne semble arrêter. Les journaux l’ont déjà rebaptisé Le Tueur à la hache et personne ne semble trouver d’explications à ces meurtres barbares. S’agit-il d’un sorcier vaudou, d’un Noir, d’un mafieux, d’un fantôme ou d’un démon ? Le mystère est entier.

L’enquête, plutôt traditionnelle (pour ne pas dire classique) correspond parfaitement à l’ambiance et à l’époque du roman. Le dépaysement est total. Grâce au talent descriptif de Ray Célestin le changement de lieu et d’époque (La Nouvelle Orléans, 1919) se fait sans difficultés.

Pour rajouter à l’immersion, les aventures des personnages sont ponctuées de rapports de police et d’extraits de journaux. J’aime ce genre de détail et je crois qu’un petit travail supplémentaire aurait pu les rendre encore plus réaliste et leur donner l’aspect de véritables documents comme dans La Femme aux cartes postales.

Malgré le nombre incalculable de rebondissements, j’ai eu du mal à progresser dans ce roman. Beaucoup de personnages se lancent dans cette enquête, ils suivent chacun des pistes différentes, qui les amènent à faire des déductions différentes et à s’orienter vers des pistes différentes. Bref, on a vite fait de se perdre.

Heureusement, la fin est parfaite et corrige ce petit bémol. Elle est annonciatrice de nouvelles aventures tout aussi exotiques et entraînantes. Evidemment j’ai déjà acheté la suite : Mascarade !

Check-point – Jean-Christophe RUFIN

Check-point - Jean-Christophe RUFINJe n’avais pas acheté ce roman parce que son sujet ne m’intéressait pas et j’ai eu tort. Heureusement, on me l’a offert récemment et j’ai eu la surprise d’être happée par ce thriller psychologique.

L’histoire : Deux camions en fin de vie progressent péniblement sur les routes de Bosnie pour acheminer leur cargaison humanitaire en ex-Yougoslavie. Maud, engagée humanitaire de 21 ans est au volant d’un des véhicules. C’est la seule femme parmi les cinq personnes engagées dans ce convoi qui s’apparente à un huis-clos. Une cohabitation forcée entre cinq personnalités qui vont peu à peu se révéler et s’affirmer. Dans une mission humanitaire, les motivations ne sont pas les mêmes pour tous les engagés…
Mon avis : Check-point est un mot qui fait frissonner. A lui seul, ce titre révèle la tension qui perce dès les premières pages et progresse jusqu’à son apogée à la fin du roman.

A l’évocation du mot « check-point« , on s’imagine conducteur ou passager d’un véhicule tentant de passer une « frontière » gardée par des hommes armés, méfiants et hostiles.

Maud et ses quatre coéquipiers vont devoir se présenter aux différents check-points dressés sur leur route. A chaque arrêt, le danger est omniprésent, la tension des hommes en arme, palpable. Mais la menace ne vient pas toujours de l’extérieur.

Les premières tensions naissent entre les personnages qui se dévoilent peu à peu, laisse entrevoir leur véritable nature, leur personnalité, leur part d’ombre. Le récit bascule inévitablement dans le thriller psychologique et nous tient en alerte jusqu’à la dernière page.

Tag : Quand j’étais ado…

Outch ! S’il y a une période tabou, c’est bien l’adolescence ! À cause du Petit Pingouin vert, me voilà obligée de divulguer des informations sensibles classées secret-défense.

1) Étant ado, quelle était ta gourmandise préférée ?
Les nounours à la guimauve. C’est toujours mon pêché mignon !

2) Étant ado, quelle était la série que tu regardais ?Je regardais la trilogie du samedi (M6). Ils diffusaient une série sympa, une dystopie, Dark Angel. Je regardais (et regarde toujours) Les Simpsons !

3) Quel était le plat que tu mangeais le plus à la cantine ?
Bonne question ? Je n’ai pas été marquée par la cantine…

4) Quel était ton style vestimentaire ?
ÇA c’est tabou… J’étais plutôt « grunge » avec des Dr Martens que je ne laçais pas pour quelle fassent un maximum de bruit en marchant…

5) As-tu été punie au collège où tu étais ?
Non pas de punition.

6) Si tu avais des posters ou affiches dans ta chambre, lesquels étaient ils ?
Ma chambre était un hall de cinéma où percevoir le papier peint relevait de l’exploit.






7) De quel groupe étais-tu fan ?
J’écoutais Sum41 et Avril Lavigne pour le fun et Billie Holiday pour le plaisir des oreilles. J’écoute toujours du jazz, beaucoup moins Sum41…

8) Quelle boisson buvais-tu le plus souvent aux fêtes organisées ?
Coca-Light, j’en buvais quand j’étais adolescente mais depuis mes études c’est devenu u e véritable drogue… Je bois du Coca-Light comme certains fument une cigarette.

9) Où te regroupais tu avec tes copines le samedi après midi ?
Je viens d’un petit village d’irréductibles bretons. Le point de ralliement était le pont qui passait au dessus de la 4 voie…

10) Quelle activité extrascolaire faisais-tu ?
Je faisais de la musique (celtique). Je joue encore de mon instrument mais uniquement quand je sais que je suis seule et qu’aucune autre oreille ne m’entendra. 😊

11) Comment faisaient les garçons pour aborder les filles ?
En leur tirant les cheveux ? Sur MSN messenger ?

12) Quelle émission TV (jeu télévisés) regardais tu le soir à la maison avec tes parents ?
Idem que plus haut Dark Angel je crois.

13) Quelle étaient les règles strictes de ton lycée ?
C’est stricte le lycée ?! La règle c’était de ne pas (se faire prendre en train de) boire des spiritueux en cours.

14) Raconte nous une anecdote croustillante ou une honte que tu aies vécu pendant ton adolescence.
P*** mais c’est horrible en fait comme tag ! 😄 Franchement si j’avais vécue une situation de honte cuisante. Je ne m’en vanterais pas ici. Je jetais de bombes à eau et je dessinais sur les tables (soft).

Héhéhé !! A mon tour de taguer les copinautes ! Je nomme à la barre : 

Le brocoli de Merlin

Entre veille et serendipité

Un bouquin dans la tasse

À vous de jouer les filles !

Le sourire des femmes – Nicolas BARREAU

Le sourire des femmes - Nicolas BARREAUJe ne me souviens plus de quand j’ai acheté ce roman peut-être m’attendais-je à une histoire riche en émotions, romantique, pimentée de quiproquos etc, mais malheureusement, il ne casse pas trois pattes à un canardLe sourire des femmes est un roman fade et (presque) sans surprise.
Les choix d’Aurélie sont difficilement compréhensibles. Désespérée suite au départ de son petit ami, elle achète par hasard, un roman dans lequel elle et son restaurant sont cités. Et tout à coup, voilà qu’elle jette son dévolu sur l’auteur (qui n’est pas celui qu’on croit) et va tout faire pour le rencontrer (quitte à avoir un comportement qui frise la pathologie).

L’attitude de l’éditeur est vraiment déplaisante, sa façon de percevoir ses collègues féminines, de nous les décrire comme de parfaites godiches ou concierge avides de commérages. C’est un personnage antipathique, calculateur et manipulateur. Bref, on est bien loin de l’image du Prince Charmant ou du type gentil (beau et torturé) qu’on s’attend à trouver dans ce type de roman.
Même si Le sourire des femmes a l’avantage d’être court et de se lire facilement, je n’irai pas jusqu’à le recommander. Mauvaise pioche.

Dompteur d’anges – Claire FAVAN

Dompteur d'anges - Claire FAVANDompteur d’anges ou l’effet papillon d’une terrible erreur judiciaire…
L’histoire : Max Ender est jeune homme modeste et prévenant, il gagne sa vie en travaillant comme homme à tout faire auprès des habitants de sa ville. Tout le monde le connaît et lui fait confiance, mais lorsque le petit garçon qui le suit comme son ombre disparaît la roue tourne. Le cadavre du jeune garçon est retrouvé et la police n’enquête pas bien longtemps avant d’accuser Max et de le jeter en prison. Dans le milieu carcéral, le sort réservé à un violeur et tueur d’enfant n’a rien à envier aux Enfers. Après 5 années de supplice, Max est libéré : le véritable coupable étant repassé à l’acte et écroué. Mais Max est détruit par ces années d’injustice et de souffrance et il jure de se venger… 

Mon avis : Très rythmé, Dompteur d’anges ne se lit pas, il se dévore. Avec ses chapitres courts et intenses, difficile de s’arrêter dans sa lecture tellement l’intrigue est riche et dense. L’histoire de Max Ender, innocent déclaré coupable et emprisonné, n’est pas unique et elle offre une belle perspective romanesque.

Même si j’aurais aimé que Claire Favan mette tout son talent au service de Max et de sa vengeance pour nous offrir davantage de noirceur comme dans Serre-moi fort, je ne suis absolument pas déçue par ce roman.

Dompteur d’anges offre un grand plaisir de lecture, son rythme soutenu apporte peu de répit au lecteur jusqu’à la fin… très plaisante.