Littérature française

Né d’aucune femme – Franck BOUYSSE

Né d’aucune femme est lecture éprouvante, chargée de scènes sordides et macabres qui offre une fin surprenante (et décevante pour moi).

 

L’histoire : Dans le secret du confessionnal, on confie au père Gabriel une mission. Récupérer à l’asile voisin, sous la jupe d’une femme dont il doit bénir le corps, de mystérieux cahiers. C’est ainsi que sortent de l’ombre les carnets de la jeune Rose, ceux dans lesquels elle a conté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.

Né d'aucune femme - Franck BOUYSSE

 

Mes pressions : C’est une lecture en demi teinte pour moi.

Les personnages et le schéma narratif sont ceux d’un conte classique : la gentille Cendrillon Rose a été vendue par son pauvre père au châtelain, le très cruel Maître de forge. Au château, elle est martyrisée par le Maître et sa mère, une marâtre aussi perverse que tyrannique. Malheureusement pour Rose, le prince charmant palefrenier qui aurait pu la sauver n’est qu’un froussard-né et un lâche.

Comparée à toute la cruauté contenue dans ce roman, sa fin m’a semblé bien lisse et terne, pour ne pas dire nunuche. J’ai du mal à comprendre à tel déséquilibre. Même plusieurs jours après avoir terminé Né d’aucune femme, je n’explique pas pourquoi l’auteur nous inonde d’autant de détails et de scènes sordides pour finir son récit par un dénouement aussi mignon.

Cette lecture m’a éprouvée. Les scènes abominables décrites par Franck Bouysse m’ont obligé à faire de nombreuses pauses pour assimiler toute les atrocités que je venais de lire. La fin, sans en dévoiler beaucoup, se rapproche quand-même un peu trop d’un happy-end à la « ils vécurent heureux et eurent… » et je ne peux pas m’empêcher de ressentir une certaine déception.

Pourtant j’ai été bouleversée voire envoutée par certains passages. Franck Bouysse écrit avec beaucoup d’esprit, de finesse et de poésie. Ses réflexions sur l’attachement, la condition humaine ou encore la résilience sont de véritables bouffées d’oxygène dans la noirceur de son récit.

2 commentaires sur “Né d’aucune femme – Franck BOUYSSE

    1. Je ne comprends pas les bonnes critiques autour de ce livre. Je pense qu’il s’adresse à des lecteurs en mal de sensations fortes et aimant les happy-end. Je trouve le décalage entre les deux trop grand..
      Merci pour ta visite 😉

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s